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Guinea Fowl - well worth trying

De la couvée à la fourchette

Cela fait trop longtemps que la pintade est ignorée. Trop longtemps qu’elle est cantonnée à quelques rares occasions. Qualité de l’élevage, origine, traçabilité, goût incomparable, originalité, recettes… Le bel oiseau prend sa plume et vous délivre tous ses secrets !

Chiffres 2014

La sélection :

La France est le seul pays au monde à avoir engagé un travail de sélection de la pintade pour en améliorer les qualités de ponte des reproductrices, l’indice de consommation, la conformation, l’homogénéité, la résistance aux maladies… tout en préservant ses spécificités et notamment le goût de sa chair, à mi-chemin entre celui des autres volailles et du gibier.

Après une restructuration intervenue courant 2013, une entreprise française de sélection avicole contrôle désormais les deux sites de sélection de la pintade et approvisionne le marché mondial pour la vente de reproducteurs pintade (environ 280 000 à 290 000 reproductrices/an), tant sur le marché français qui absorbe plus de 80% des effectifs de reproducteurs qu’à l’export dont 13 % vers nos partenaires de l’Union Européenne (et notamment l’Italie) et  4 % vers les Pays Tiers.

L’accouvage :

La production et l’incubation d’œufs à couver de pintade en France sont le fait de 4 entreprises d’accouvage. La production d’OAC est d’environ 50 millions d’unités par an dont 1 million est exporté. En 2014, il y a eu 47,3 millions d’œufs à couver (OAC) pintades mis en incubation pour un total de 31,4 millions de pintadeaux éclos.

 

Les élevages :

Les mises en place sont en moyenne de 600 000 pintadeaux par semaine dont les 2/3 dans le cadre d’une production de type standard et 32 % de type label rouge. Peu d’éleveurs sont spécialisés en pintade. Le plus souvent, ce sont des éleveurs de poulets qui alternent avec un ou plusieurs lots de pintades dans l’année.

 

La fabrication d’aliments pintade :

L’Aliment pintade est fabriqué par les entreprises spécialisées dans la fabrication d’aliments pour volailles. Le tonnage d’aliment pour pintade a tendance à diminuer au cours des dernières années sous le triple effet :

d’une stagnation, voire une diminution des effectifs de pintade,

de l’amélioration des indices de consommation, notamment en production de type standard,

de l’augmentation de la part relative à la production de pintade standard par rapport à la production de type label rouge dont l’indice de consommation est supérieur.

En 2014, le tonnage d’aliments pour pintade fabriqués au niveau national est de 164,8 milliers de tonnes (diminution de 1,7%).

 

Les abattages :

Les abattages de pintades portent chaque année sur 32 milliers de tonnes (+ 1,5%). Ils sont réalisés à plus de 80 % par 4 entreprises.

Autres caractéristiques, du fait de l’aspect de plus en plus festif de la pintade, environ 15 % des abattages se font sur le seul mois de décembre, c’est-à-dire plus de 2 fois plus que les mois de juillet et août. En 2014, il y a eu 31,6 milliers de tonnes de pintade abattues au niveau national.

 

La découpe :

Si la découpe ne concerne que moins de 5% des pintades fermières label rouge tout en étant en augmentation régulière, ce sont désormais près de 60% des pintades standards qui sont découpées. Il y a eu 10,55 milliers de tonnes de découpes de pintade en 2014. La découpe de pintade aboutit dans la quasi-totalité des cas à 4 morceaux principaux, chaque morceau correspondant à une portion individuelle :

- 2 cuisses (avec haut de cuisse),

- 2 suprêmes (filet avec peau et premier manchon de l’aile).

 

La consommation :

45% de la production française de pintade est destiné aux ménages tandis que 40% sont pour la RHD et 15% pour l’export. Par rapport aux autres volailles, la consommation de pintade se caractérise par :

- une part importante de la restauration hors domicile,

- une part importante des circuits traditionnels pour les achats par les ménages.

 

Origine et légendes

Origine et légendes

La pintade domestique (Numida meleagris) est originaire d’Afrique. Elle y vit encore aujourd’hui en groupe à l’état sauvage, en plaine ou perchée dans les arbres. Elle a été importée par les Grecs et les Romains qui l’utilisaient comme offrandes aux dieux et l’élevaient en basse-cour.

De la poule du Pharaon à la Pintado espagnole

Appelée « poule de Numidie » chez les Romains, « poule de Turquie » à la chute de l’Empire byzantin, « poule du Pharaon » ou « poule d’Inde » au XVe siècle, elle devint « pintado » en Espagne (signifiant « bien fardée ») un siècle plus tard. Un nom donné pour son casque en pointe sur la tête et les deux barbillons rouges entourant son bec.

Inconsolable Pintade grecque

Aristote lui donne le nom de « Meleagris ». En effet, la Pintade était le résultat de la métamorphose des sœurs de Méléagre en oiseaux. Selon la légende, Artémis, déesse de la chasse, aurait changé ses sœurs en Pintades après la mort de leur frère Méléagre, roi de Calydon, pour alléger leur peine... En dépit de ses efforts, leurs pleurs incessants laissèrent de petites tâches blanches sur le plumage gris...

Quelle Personnalité !

La pintade commune ou domestique (Numida meleagris ou poule de Numidie) garde de son ancêtre, la pintade de Numidie, un caractère prudent et farouche. C’est une espèce d’oiseau appartenant à la famille des Numididae. Elle peuplait autrefois l’Afrique du nord au sud mais s’est raréfiée à la suite de chasses excessives. On la trouve aujourd’hui à l’état sauvage du sud du Sahara au Mozambique, à Madagascar, en Amérique du sud, en Asie et dans les îles de l’Océan Indien. Des populations existent également dans les Caraïbes.

 

La pintade vit en petits groupes, elle court rapidement grâce à ses pattes relativement longues et vole peu. Son cri est un caquètement rauque, on dit qu’elle cacabe ou qu’elle criaille. 

 

La pintade est un gallinacé omnivore qui se nourrit de verdure, de baies, de graines et d’insectes dans les espaces parsemés d'arbres et de buissons. 

 

Quelle classe !

Si la Pintade est habituellement considérée comme une volaille « haut de gamme » par les consommateurs, le grand public la perçoit également comme naturelle, traditionnelle et réservée aux occasions festives, originale, au goût spécifique.

Il est vrai que la Pintade est plus particulièrement présente au moment des fêtes de fin d'année, mais sa consommation se développe tout au long de l'année notamment en fin de semaine.

 

La Pintade est distribuée tant en circuits traditionnels (marchés, bouchers, volaillers et autres) qu'en grande distribution (hypers, supers et supérettes).

 

Qualités nutritionnelles

La pintade, elle a tout bon !

Avec 170 kcal pour 100 grammes la pintade est l'une des viandes les plus légères qui soit. De même, elle est équilibrée en bons lipides.

Sa faible teneur en cholestérol et une majorité d'acides gras monoinsaturés en font une volaille alliée minceur hors pair.

La Pintade peut se vanter d'être l'une des viandes de volaille les plus riches en protéines avec 21,7 g pour 100 grammes.

 

Valeurs nutritionnelles pour 100g de pintade entière

Source : Savel 2014

AR = Apport de Référence pour un adulte-type (8400kJ/2000kcal)

 

 

 

Qualités gustatives

Qualités gustatives

Un goût unique

Gouteuse et savoureuse, à mi-chemin entre la saveur des gibiers et des autres volailles.

Si facile à cuisiner, si savoureuse à déguster !

Parfaitement adaptée aux consommateurs d’aujourd’hui, le goût unique de la Pintade se décline au gré de toutes les envies : traditionnelle, à la vapeur, au wok, en papillotes, à la plancha ou au barbecue. Entière ou découpée, fraîche ou congelée, elle convient à tous : en famille ou en amoureux, des gourmets amateurs de cuisine patiemment élaborée aux jeunes actifs à la recherche de simplicité.

En tête-à-tête

La Pintade en produits de découpe :
 cuisses et suprêmes si faciles à accommoder poêlées ou en barbecue.

Entre amis ou en famille

La Pintade entière prête à cuire et le chapon de pintade pour les repas de fête..

 

La France, championne du monde

Introduite en Europe occidentale au XIVe siècle par les grands navigateurs, elle est aujourd’hui élevée pour sa chair de manière traditionnelle, notamment en France depuis moins de 50 ans. Ses principaux bassins d’élevage sont la façade atlantique (de la Normandie à l’Aquitaine), la région Rhône-Alpes et le Centre.

Avec plus de 30 millions de Pintadeaux élevés en 2013, la France représente à elle seule les 3/4 de la production européenne, ce qui fait d’elle le premier pays producteur et consommateur de Pintades en Europe (loin devant l’Italie) mais également dans le monde.

 

La filière pintade

Les techniques d'élevage ont été grandement améliorées depuis les années 1970. Elles ont connu une modernisation qui a concerné entre autres la sélection sur le format et la quantité de filets, la conception des bâtiments d'élevage ou l'amélioration des conditions sanitaires, selon une procédure de plus en plus rationnelle.

 

La filière comprend deux étapes successives distinctes :

 

1- La production de pintadeaux d'un jour : la sélection, la multiplication, l'incubation, l'éclosion à la vente des pintadeaux d'un jour.

 

2 - L'élevage : la pintade ayant un caractère sauvage, les conditions d'élevage se rapprochent de celles du gibier. La faible densité en élevage et la longue durée de vie de la pintade justifient son prix de revient relativement élevé. La qualité supérieure à une incidence évidente sur le coût.

 

Chaque production (standard, certifié, label et bio) se distingue par le mode d'habitat (taille de l'élevage et type de bâtiment), la densité d'élevage, l'alimentation, l'accès ou non à l'extérieur et la durée d'élevage. Cependant, pour toutes ces productions, les pintades mâles et femelles sont élevées ensemble sur litière et se déplacent librement dans les poulaillers : il n'y a pas d'élevage de pintade en "batterie".

 

Il faut savoir que la pintade est consommée uniquement lorsqu’elle est arrivée à maturité, alors que les autres volailles sont consommées beaucoup plus jeunes. La délicatesse de sa chair rend nécessaire une durée d'élevage supérieure et un soin particulier à sa nourriture : pour produire 1 kg vif de pintade, il faut 50% d'aliment de plus que pour produire 1kg vif de poulet ou de dinde.

 
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